La tradition des contes en Bretagne

Il ne fait aucun doute, la Bretagne est terre de contes et légendes. Ces histoires populaires que l’on se racontait lors des veillées nocturnes. Cette tradition essentiellement orale jusqu’au XIXe siècle connaît depuis de nombreuses années un regain d’intérêt.

Jusqu’au XIXè siècle, dans chaque village de Bretagne, superstitions, croyances, petits faits de la vie quotidienne ou simple histoires dont le seul but étaient de distraire, se transmettaient oralement de génération en génération.

Les conteurs, détenteurs de tout ce patrimoine, étaient invités lors de festivités, mariages ou à l’occasion de veillées nocturnes organisées chez l’habitant.

Le célèbre Barzaz-Breizh

Dans le deuxième quart du XIXè siècle, tous ces contes et légendes, mais aussi les chansons populaires ont fait l’objet de premières collectes et publications. La tradition orale se fige pour être écrite et bien plus tard enregistrée et filmée.

En Bretagne, les précurseurs de ce mouvement s’appellent Théodore Hersart marquis de la Villemarqué qui en 1839 publie le célèbre Barzaz-Breizh et François-Marie Luzel. D’autres collectages ont été réalisés au XXème siècle ne laissant apparaître cependant que des versions légèrement modifiées de contes déjà connus.

Ce changement de forme dans la transmission qui n’empêche pas les conteurs d’avoir toujours la côte en Bretagne. Au contraire, depuis de nombreuses années, plusieurs festivals consacrés aux contes et aux légendes sont organisés dans la région, de nombreuses associations ont été créées et des balades contées sont organisées toute l’année dans les monts d’Arrée. Il faut dire que le lieu est vraiment propice pour ce genre de promenade…

Le Yeun-Elez

Zone frontière entre le Léon et la Cornouaille, le Yeun-Elez est la région où l’on retrouve les principaux thèmes du patrimoine conté... Ses reliefs tourmentés, les sommets du Tuchenn Gador ou du Mont Saint-Michel, les landes et les tourbières ont inspiré de nombreux récits, témoins des angoisses et des interrogations des hommes.

Ces récits ont alimenté la mémoire collective des Bretons. Selon la légende rapportée par Anatole le Braz, c’est ici que l’on venait rejeter en enfer, dans le corps d’un chien noir, les âmes que la mort n’avait pas apaisé et qui restaient hanter les vivants.

L’Ankou **** Les korrigans **** Les lavandières de nuit****Le chien noir